Réinsertion Sociale

La réinsertion sociale en milieu pénitentiaire

La réinsertion sociale est ensemble d’axes, de stratégies et de principes fondamentaux qui guident les autorités pénitentiaires dans le traitement des détenus. «La prison étant alors fait non pas pour sanctionner ni pour éliminer mais pour resocialiser ; pour elle, la sanction ayant une valeur éducative, elle doit faire partie intégrante de la resocialisation des détenus ». C’est l’école de la défense sociale.
Selon le petit Larousse, le terme « réinsertion » signifie insérer de nouveau, réintroduire dans un groupe.

En établissements pénitentiaires, la réinsertion sociale peut être définie comme l’ensemble des moyens et des pratiques mise en œuvre par l’administration pénitentiaire pour permettre aux individus faisant l’objet d’une mesure privative de liberté de s’amender, de renouer leurs liens familiaux afin de réintégrer la société une fois leur peine purgée. Ce processus comporte une phase pénitentiaire et une autre dite affective et sociale.
La phase pénitentiaire a pour objectif l’amendement du détenu car c’est au cours de cette phase que le détenu va acquérir la probité légale c’est-à-dire le respect des normes. Cette acquisition se réalise à travers des activités aussi diverses comme le travail pénitentiaire, l’apprentissage de la vie en communauté, le respect de l’ordre et de la discipline, la reconquête de la dignité par le respect d’autrui et notamment le sport. Cette phase intéresse la GSP dont le rôle est de lutter contre la récidive.
Quant à la phase affective et sociale, elle est du ressort des travailleurs sociaux, mais elle concerne également les encadreurs, les instituteurs et les intervenants pénitentiaires. Elle a pour objet le maintien des liens familiaux et sociaux, les contacts avec les employeurs et la préparation matérielle du détenu à sa sortie.