Centre pénitentiaire de Baporo

Un modèle d’humanisation des prisons
Visite du Premier ministre, Beyon Luc Adolphe TIAO, au Centre pénitentiaire agricole de Baporo (CPAB),
Le lundi 17 juin 2013, le premier ministre chef du gouvernement, Beyon Luc Adolphe TIAO, a effectué une visite au Centre pénitentiaire agricole de Baporo (CPAB), dans la commune de Zawara (province du Sanguié) , il était accompagné du ministre de l’action sociale et de la solidarité nationale. Le déplacement du chef du gouvernement avait pour objectif de s’enquérir des conditions de travail du personnel et de détention des Pensionnaires du centre. Au centre de Baporo, le premier ministre a été accueilli par le ministre de la justice garde des sceaux avec à ses cotés le gouverneur de la région du centre ouest et le directeur général de la garde de sécurité pénitentiaire. Les honneurs militaires lui ont été rendus par une section de la garde de sécurité pénitentiaire.

Après son mot de bienvenue, le régisseur du CPAB, l’inspecteur de sécurité pénitentiaire, Abdoulaye KEBRE, a fait la présentation de son établissement. Selon lui, le CPAB créé en 1986, est une prison en milieu ouvert qui couvre une superficie de 100 hectares. Ce centre reçoit des détenus ayant purgé une partie (la moitié) de leur peine en milieu fermé, et « dont le comportement a été jugé bon et ayant exprimé le désir de l’intégrer ». Le centre héberge 38 détenus sur une capacité d’accueil de 80. « Une trentaine de Garde de sécurité pénitentiaire, tous grades confondus, travaillent à son opérationnalité. Ils assurent la sécurité et l’encadrement des prisonniers. Il dispose également d’un personnel soignant, en l’occurrence un infirmier qui s’occupe du suivi sanitaire des détenus et du personnel », a-t-il ajouté. Les objectifs assignés au CAPB sont entre autres, de former les prisonniers bénéficiant du régime de semi-liberté en agriculture, en élevage et en artisanat, de les alphabétiser, contribuer à la réduction de la surpopulation carcérale. Le régisseur de l’établissement pénitentiaire a soutenu que dans le cadre de l’humanisation des prisons du Burkina Faso, d’importants efforts sont consentis par l’Etat pour améliorer le quotidien des détenus notamment « la hausse substantielle de l’enveloppe budgétaire allouée annuellement à leur entretien ». Par ailleurs, l’inspecteur KEBRE, a égrené quelques préoccupations du centre. Il s’agit, parmi tant d’autres, de l’irrégularité des décaissements de sa dotation du budget national, l’inadaptation des procédures budgétaires, la vétusté des équipements et des infrastructures, de son exploitation en deçà de ses capacités réelles du fait de contraintes climatiques. Pour ce faire, il a formulé des doléances en vue de permettre au CPAB d’exploiter ses potentialités réelles à savoir la réhabilitation du système d’irrigation, la réfection des locaux de détention et des enclos, la construction de logements pour le personnel, et de magasins adaptés. Le régisseur du centre a aussi suggéré l’acquisition de matériels roulants, d’équipements agricoles et d’élevage. Comme perspectives, pour la présente campagne agricole, l’établissement pénitentiaire expérimente la culture du riz. « Il est prévu pour cette campagne, l’aménagement de 85 hectares pour la culture du riz avec une récolte prévisionnelle estimée à 255 tonnes ».
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